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Cet article tente de répertorier les cas de populations minoritaires réprouvées ou isolées attestées en France, d'après les travaux réalisés par Francisque Michel au XIXe siècle. Celui-ci s'étant toutefois surtout penché sur le cas des Cagots, laisse en suspens de nombreuses allusions à d'anciennes populations de ce type, sans apporter d'approfondissement particulier, probablement devant un manque d'informations ou une impossibilité de les approfondir en concret et au cas par cas.

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Cacous du CharollaisModifier

Les Cacous de Paray-le-Monial dans le Charollais, se disaient être des descendants des Polacres, dont on sait en soi, peu de choses, sinon presque rien, ou qu'il ait pu s'agir de Juifs espagnols reconvertis (tel que le laisse supposer également le cas d'autres Polacres dont il existe des tombeaux dans la Lozère ; voir l'article sur les Marrans).

SAINT-SAVIN (Hautes-Pyrénées) La Maison des CAGOTS

Maison cagote dans les Pyrénées

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CagotsModifier

> Voir l'article détaillé : Cagots

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Cagots d'AngoumoisModifier

C'est sous différents noms, tous aussi variés que Crestés ou Creetés, Roux, Roussels, Cailluauds, Cailherots, Pierrats ou encore Maurins (ou Morins), que des populations vraisemblablement proches des Cagots ont été répertoriées dans l'Angoumois jusqu'à la fin du XVIIe siècle, notamment dans le village du Temple près de Rouillac, mais aussi à St-Eutrope, à Guizengeord, à St-Même, à Carrières et au château d'Auqueville, ainsi qu'aux Tuilleries près de Julienne. Ils pourraient également correspondre aux papetiers reportés plus tard dans la région, et dont il semble qu'ils formaient un corps de métier vivant relativement en marge de la société.

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Calots de BressuireModifier

Une population connue comme Calots était attestée dans le faubourg St-Jacques à Bressuire dans le Poitou. Il peut s'agir de mendiants (voir les Callots qui formaient autrefois un ordre de mendiants), ou éventuellement de Cagots.

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Caqueux, Caquins ou Cacous de BretagneModifier

Il y avait jadis en Bretagne, des populations connues comme Caqueux, Caquins ou encore Cacous, qui étaient méprisées et qui vivaient à l'écart de la population, sur le modèle des Cagots de Gascogne et des Pyrénées, auxquels Francisque Michel pensait d'ailleurs, qu'elles aient pu êtres apparentées. Ceux-ci ont également être pu apparentés aux Coquets de Vendées ou encore aux Colliberts du Marais poitevin.

Ces populations sont attestées dans toute la Bretagne, particulièrement dans les régions de Vannes, dans les Côtes-d'Armor, mais aussi, de façon éparpillée jusqu'au Mans. Les chiffonniers et les couvreurs de Laroche-Derrien, dont on sait qu'ils vivaient isolés du reste de leur village, ont pu être des descendants de ces anciennes populations.

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Huttiers Maillezais

Village de Huttiers sur l'île de Maillezais

Colliberts du Marais poitevinModifier

Les Colliberts, les Huttiers ou encore les Nioleurs étaient des populations isolées d'origine ethnique douteuse, peut-être d'anciens esclaves affranchis, qui vivaient autrefois retranchées dans les marais poitevins, à l'écart du reste de la population. > Voir l'article spécifique : Colliberts

Il existait également dans l'Anjou des "gens du marais" appelés Capots.

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Presqu'île du Véron

Vue du site de la presqu'île du Véron

Des descendants des Sarrasins en Touraine?Modifier

Dans la Touraine, sur la presqu'île du Véron, située entre les cours de la Loire et de la Vienne, à une lieue et demie du village de Fontévrault, vivaient autrefois des gens au teint basané, au visage aplati et aux chevaux très noirs, dont il était courant d'entendre qu'il s'agissaient de descendants des Sarrasins établis là depuis le VIIIe siècle. Ceux-ci ne semblent pas avoir été très appréciés des populations locales, étant donné leur retranchement, il pourrait s'agir là d'un cas comparable à celui d'autres prétendus descendants de Sarrasins établis sur les rives de la Saône près de Mâcon (voir l'article sur les Marrans). Le cas de réfugiés maurisques ou de populations reconverties venues d'Espagne à une époque plus récente n'est pas non plus à exclure.

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Deux colonies suisses dans la Marne?Modifier

Deux colonies composés de populations provenant de Suisse auraient vécu dans les villages de Courtisols et des Riays, près de Marson dans le département de la Marne. Leur dialecte aurait été fort différent de ceux de la région. Nous n'avons pas à ce jour, pu réunir plus de détails à ce sujet, ne serait-ce que sur les circonstances d'une telle migration.

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Lyzel

Un canal du faubourg de Lyzel

Hautponnais et Lyzelarts de St-OmerModifier

À Saint-Omer, les habitants des faubourgs de Haut-Pont, dits Hautponnais ou Hobrighenarts et ceux de Lyzel ou Lyzelarts, étaient des Flamands qui descenderaient des anciens Sarons (?). Ils parlaient en effet un dialecte sensiblement différent des autres parlers flamands de la région (il est dit que certains termes ou tournures ressemblaient à de l'Anglais). Des recherches seraient à effectuer pour apporter plus de détails à ce cas, notamment en ce qui concerne l'aspect dialectal.

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Marrans d'Auvergne et des AlpesModifier

Le mystère des Marrans (ou Marrons), dont on retrouve des allusions à plusieurs époques, et à la fois en Auvergne et dans les Alpes, pourrait correspondre soit, à d'anciennes populations locales restées isolées ou encore, à des réfugiés maurisques...

Voir l'article détaillé : Marrans

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Chateau de Bouillon

Château de Bouillon

Oiseliers de BouillonModifier

Les Oiseliers (nom local Ogelies) étaient une population du Duché de Bouillon en Belgique, non loin de Sedan et de la frontière française. Il est dit que ces Oiseliers, dont on ignore les origines, se seraient emparés du château de Bouillon pour le donner au Comte de Bar.

Ayant vraisemblablement échoué, il semble qu'ils soient restés sur place, réduits au servage. Leur nom pourrait, même si ce n'est là qu'une supposition vide de toute preuve, faire allusion à des dresseurs de rapaces ou encore, d'habiles chasseurs... De plus amples recherches pourraient éventuellement combler ces lacunes.

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Jehan Bodel - Li congié

Jean Bodel (XIIe s.)

Saisnes de NormandieModifier

Le littoral bessin dans le Calvados, fut le site d'une bataille entre Charlemagne et les Saisnes (Saxons), qui fut racontée au XIIe siècle dans une chanson de geste de Jean Bodel. Peut-on pour autant supposer qu'il soit resté des descendants de ces anciens Saisnes dans la région? Le mystère demeure, depuis le temps. La Normandie, de par son nom même, laisse entrevoir ses origines nordiques, mais celles-ci en théorie, à moins d'y regarder sous un autre angle, ne sont pas saxonnes...

Un autre mystère plane sur les Poletais de Dieppe, dont nous ne savons malheureusement que le nom.

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Thiérachiens de la BrieModifier

Des nomades prétendant venir de la Thiérache en Picardie, et dont le mode de vie se rapprochait de celui des Roms, étaient autrefois rapportés dans la Brie. Nous ne disposons malheureusement pas d'informations supplémentaires à leur sujet.

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