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De nombreux Savoyards, mais également des Valdôtains, sont au cours de l'histoire, et selon les mouvances des flux de migrations saisonnières, partis travailler dans des pays de langue allemande, Suisse, Autriche et Allemagne. Ils y étaient alors désignés comme Welsche Kessler, soit en Allemand, "chaudronniers romans", puisque ceux-ci semblent avoir été la corporation la plus importante (le terme Welsche désigne de façon générique les peuples de langue romane ou, l'étranger, celui qui ne parle pas une langue germanique). Ces travailleurs étaient donc chaudronniers en grand nombre, ferblantiers et étameurs, réparateurs d'ustensiles de cuisine, rémouleurs ou aiguiseurs, fourbisseurs, cloutiers, marchands de faux ou bien entendu, colporteurs ou vendeurs ambulants (il en existait de toutes sortes, comme des merciers, vendant fils, aiguilles, bas, dentelles et étoffes produits dans leurs villages, mais aussi des droguistes, des marchands de graines, de fromage, de juments et de mulets...

D'une manière générale, le Chablais et le Faucigny, du fait de leur situation frontalière avec la Suisse, ont envoyé quantité travailleurs vers ces pays, les autres régions savoyardes, plutôt orientées vers l'Ouest, prêtaient mieux le pas à partir vers la vallée du Rhône et la France. Dans les Alpes en général, ceux-ci font aussi figure d'exception (si l'on exclut les Cramârs, colporteurs du Frioul qui partaient en Autriche, et quelques cas de migrations vers la Suisse attestés depuis des vallées lombardes ou piémontaises) ; puisqu'en effet, d'une manière générale, les migrations saisonnières se produisaient en ligne directe des hautes vallées vers les plaines, soit, vers la plaine du Pô, vers la vallée du Rhône, la Bourgogne et le Nord de la France, ou encore vers la Provence, pour des migrations somme toute, limitées à l'intérieur du domaine linguistique roman.

À la différence de ceux qui partaient travailler dans des régions de France, les migrants savoyards et valdôtains qui s'en allaient gagner leur vie dans les pays de langue allemande, n'employaient pas d'argot spécial. Nul besoin de masquer son discours pour crypter leurs dires, étant donnée la différence de langue, puisque le fait de s'exprimer dans leurs patois respectifs suffisait à ne pas être compris. Le seul cas attesté faisant là, exception, est celui des maîtres-maçons et des tailleurs de pierre, dont l'argot est probablement l'un des plus anciens des Alpes.

Leur statut nomade n'a pas toujours été un avantage pour ces artisans ambulants, selon les régions traversées, et selon l'époque. Il faut dire qu'avec le temps, les travailleurs savoyards et valdôtains se sont faits de plus en plus nombreux à partir gagner leur vie vers l'Est, si nombreux même, qu'ils ont été à maintes reprises, tantôt soumis à des réglementations strictes ou des quotas liminitant leur nombre, tantôt à des expulsions voire même des interdictions de séjour. Avec cela, Welsche Kessler (chaudronniers), et Krämer (colporteurs) ont bien souvent dû endurer des considérations plus que dégradantes à leur égard, car ils étaient considérés comme des vagabonds ou des bandits.

Corps de métier Modifier

Chaudronniers Modifier

La Savoie a fourni un important contingeant de chaudronniers, magnins, ferblantiers, étameurs et potiers d'étain, dont la plupart partaient travailler dans les pays de langue allemande, où ils étaient connus comme Welsche Kessler. La plupart d'entre eux provenant de régions frontalières avec la Suisse, semble avoir favorisé le choix des destinations.

Ces chaudronniers provenaient en grand nombre de la vallée de l'Arve, notamment de Sallanches, Magland, Saint-Sigismond, Taninges, Cluses et quelques-uns également de Faverges plus au Sud. La vallée de l'Arve fournissait aussi des potiers d'étain, qui provenaient surtout du bassin de Cluses, notamment de Nancy-sur-Cluses, Arâches, Scionzier, Magland ou Saint-Sigismond et, en basse vallée, d'Arenthon. Le massif des Bauges enfin, célèbre pour son argenterie, fournissait de nombreux colporteurs qui partaient vendre les produits de cet artisanat.

Maçons et tailleurs de pierre Modifier

Les maîtres-maçons et tailleurs de pierre savoyards, notamment ceux de Samoëns, surnommés quègnes et frahans, sont souvent partis travailler en direction de la Suisse, ou pour passer en Allemagne ou dans le Nord-est de la France. Preuve de leurs contacts avec des locuteurs de langue allemande, leur argot, l'un des seuls de la zone, leur a emprunté plusieurs mots, tels que wâssa, 'eau' (de l'Allemand Wasser), minshe, 'couteau' (de Messer) ou macâ pour le verbe 'faire' (de machen).

> Voir aussi les articles sur les argots des maçons et des tailleurs de pierre de Samoëns, de Morzine, de Sainte-Croix (Canton de Vaud) et de Tarentaise.

Merciers et colporteurs Modifier

Rémouleurs Modifier

De nombreux rémouleurs et aiguiseurs originaires des villages d'Onnion, Mégevette, Bellevaux, Bogève, Burdignin ou Villard-sur-Boège dans le Chablais, partaient travailler en Suisse, en Autriche ou en Allemagne. Certains se spécialisaient également comme fourbisseurs d'armes blanches.

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Zlang! ~ 2015

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